Dévitalisation dentaire : STOP !

Dr Bruno DARMON

La conscience de la toxicité des dents dévitalisées est arrivée en France dans les années soixante grâce à un dentiste cannois le Dr Davo Koubi. Il fut très connu dans sa région pour les nombreuses guérisons qu’il obtenait en enlevant des dents dévitalisées. Il reussit à convaincre quelques médecins, dont le Dr J.G. Thomas de l’importance du sujet pour la santé générale des patients. Quelques médecins et quelques dentistes seulement en tinrent compte. Quelques praticiens pour une information aussi importante, cela me semblait être totalement fou.

Le Conseil de l’Ordre des dentistes des Alpes Maritimes connaissait bien l’existence du Dr Davo Koubi et du Dr J.G. Thomas. Mais ils ne voulaient rien savoir de tout cela étant donné que la logique académique était de tout faire pour sauver des dents. La santé, c’était le domaine de la faculté de médecine en quelque sorte. Dès que j’ai eu connaissance de cela, J’ai personnellement trouvé cette situation d’une telle absurdité que j’ai mis toute mon énergie à informer la profession et le public sur l’espoir gigantesque qui existait par l’élimination des dents dévitalisées, pour retrouver la santé. J’ai écrit plusieurs articles dans divers revues et incité certains scientifiques à faire de même. Evidemment cette information contrariait mes confrères car si en enlevant des dents dévitalisées, on guérissait, cela signifiait d’une certaine façon que ceux qui les produisaient, les confrères, empoisonnaient les gens. C’était bien sûr très délicat. Tous les dentistes du conseil de l’Ordre connaissaient bien le Dr Davo Koubi et ils ne nourrissaient pas les meilleures de pensées à son égard pour cette évidente raison. Ils ont bien vu que je prenais un peu le même chemin et lorsqu’un patient est venu se plaindre de cela, il est devenu l’outil idéal pour me faire interdire d’exercer. Je fis alors un mémoire qui démontra clairement que cette attiude était fondée sur des bases scientifiques grâce à de nombreuses thèses françaises sur le sujet ainsi que des publications scientifiques étrangères. Le sujet était bien connu mais c’était un tabou dans la profession et nul n’est plus aveugle que celui qui ne veut voir. Je montrai aussi dans ce mémoire qu’à l’étranger et dans le passé aussi en France, des démarches similaires étaient et avaient été réalisées sans être pour autant condamnées.Je fus toutefois alors interdit d’exercer pendant un an, l’année 2000. C’est ce même patient qui a ensuite déposé plainte en correctionnelle en utilisant la condamnation du conseil de l’Ordre comme argument auprès du procureur et en rajoutant un peu de sa sauce délirante, comme quoi en plus je l’aurais drogué pour le faire sans son consentement…Le tribunal correctionnel dans la logique du Conseil de l’Ordre m’a alors condamné en Mars 2005, à un an et demi de prison avec sursis et mise àl’épreuve. C’est à dire que si je ne paie pas 70 000 euros, je dois y aller…Vous pouvez ici avoir le texte sur le sujet paru jadis dans le journal local.
Mais après cette première condamnation de l’Ordre, que j’estimais injuste, j’ai continué comme avant et même de plus belle, mais cette fois ci en récupérant des témoignages vidéos, histoire de pouvoir un peu mieux me défendre si un jour il leur venait encore à l’idée de récidiver.
Un jour ils interceptèrent un courrier adressé à un médecin responsable du problème des suicides dans ma région. Ce courrier expliquait simplement que j’avais observé que certains de mes patients aux tendances suicidaires m’avaient témoigné avoir retrouvé le goût de vivre après avoir enlevé les dents dévitalisées. Le Conseil de l’Ordre des Alpes maritimes déposa alors plainte contre moi et le Conseil régional de Marseille qui condamne me condamna à trois ans d’interdiction d’exercer, malgré un mémoire pourtant clair et des films vidéo de guérisons qui leur furent remis. Des éléments qui auraient incité tout jury impartial non seulement à ne pas me condamner mais en plus éventuellement à informer toute la profession sur le sujet.
Je pris alors comme avocat Maitre Corinne Lepage, ex Ministre de l’environnement, ex candidate écologiste aux dernières élections présidentielles, qui fit un mémoire éloquent sur le sujet, pour l’appel.
Ce mémoire instructif est consultable ici
A paris, au Conseil National de l’Ordre, ils décidèrent dans un premier temps de demander son avis à l’Académie Nationale de Chirurgie Dentaire. J’avais personnellement demandé qu’une commission d’enquête scientifique indépendante du milieu dentaire se penche sur le sujet.
Entre temps, je commençais à organiser un Symposium intitulé: Symposium sur la toxicité relative des dents dévitalisées, qui était prévu à Cannes.

J’envoyais le projet du symposium au Conseil national de l’Ordre comme c’est la règle. Des médecins et des dentistes qui auraient pu y participer furent convoqués pour subir des pressions par l’Ordre des dentistes des Alpes Maritimes et l’Ordre des médecins des Alpes Maritimes. Un dentiste de Monaco qui prônait souvent d’enlever les dents dévitalisées et de les remplacer par des implants et qui voulait participer au symposium reçu des menaces orales des confrères de l’Ordre de Nice. Il dut se désister car selon lui, il avait plus à perdre dans cette histoire qu’autre chose. C’est en tout cas ce qu’il m’a dit et comme il l’a dit à mon répondeur téléphonique car j’étais absent, j’ai conservé l’enregistrement, histoire de le faire écouter aux journalistes qui se pencheront un jour sur cette affaire qui relève plus du roman d’espionnage qu’autre chose, comme vous allez encore le constater d’ailleurs par la suite. Le Dr J.G. Thomas, médecin rhumatologue connu dans la région pour proner depuis toujours à tous ses patients d’enlever leurs dents dévitalisées, qui était cité sur le projet de symposium fut menacé d’interdiction d’exercer s’il ne prouvait pas son désistement de ce symposium et même le fait qu’il n’avait rien à voir avec ce symposium en déposant plainte contre moi. Ce qu’il fit d’ailleurs avec mon accord. Plainte qui fut classée sans suite lorsque le procureur eut l’explication du sens de cette plainte par le Dr J.G. Thomas lui même. Mais ainsi son ordre se calma. Des confrères dentistes que je ne veux pas citer pour ne pas les mettre en danger furent aussi convoqués et menacés par l’Ordre des dentiste, tandis qu’un confrère enseignant à la faculté de Nice, décida de refuser de participer à ce symposium après avoir pris conscience du danger que cela constituait pour sa carrière professionnelle. Cet enseignant savait pourtant beaucoup de choses sur le sujet.
Il était notamment au courant des travaux réalisés jadis dans cet esprit par le Docteur Lepoivre, en milieu hospitalier à Paris. Le Dr Lepoivre, stomatologiste, chef de service d’un hopital Parisien avait lui aussi appliqué l’extraction systématique de toutes les dents dévitalisées dans les années soixante, soixante dix et avait d’ailleurs écrit un ouvrage fort intéressant pour le justifier. En se mettant en relation avec les autres services hospitaliers il avait participé à améliorer l’efficacité de tout l’hopital dans lequel il exerçait. Il avait déjà été sanctionné par l’Ordre pour une autre raison mais ici, la peur de mettre sa carrière en péril a fait se désister le professeur qui m’a d’ailleurs adressé un courrier assez représentatif de l’esprit qui règne aujourd’hui autour de ce sujet éminement tabou dans la profession, la toxicité des dents dévitalisées. Un courrier que vous pouvez consulter ici. Un peu plus tard, je repassai devant le Conseil National de l’Ordre. L’Académie avait rendu un rapport disant en gros que cette façon de concevoir la dentisterie n’était pas très académique. Entre temps un autre patient bien conseillé par un confrère sincère, déposait plainte à nouveau car il était convaincu que c’était une arnaque encore une fois et je fus interdit d’exercer à vie en juin 2004. J’avais bien fait un mémoire encore plus explicatif et fourni des vidéos de patients témoignant de leurs guérisons diverses en enlevant des dents dévitalisées apparemment saines. Le tribunal de l’Ordre estima que même si une clinique Suisse proche de Zurich, la clinique Paracelse, faisait cela depuis 13 ans sur 18 000 patients ainsi que d’autres praticiens aussi dans le monde et notamment aux Etats-Unis, cela n’en restait pas moins dangereux pour les patients. Ma foi, je n’ai peut-être pas été suffisamment clair je pense, ça m’arrive souvent et c’est peut-être pour ça qu’ils n’ont pas du bien comprendre…

Classé dans : Articles

Mots clés : aucun

Écrire un commentaire

 Se rappeler de moi sur ce site

Quelle est la deuxième lettre du mot jqil